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Que de changements en cette année 2015

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Que de changements en cette année 2015 pour le bâtiment gardé le plus haut de France, sur la voie normale du mont Blanc, extraordinaire gisement de polémiques. Le dernier en date : les gardiens. La Fédération française des clubs alpins de montagne (FFCAM), son propriétaire, a décidé de changer l’équipe. Amélie Faure et Thomas Duconseille ont reçu samedi dernier le courrier selon lequel leur contrat de mandat d’intérêt commun, tacitement reconductible, n’était pas prolongé. La raison ? « Le climat de confiance n’y était plus », indique George Elzière, président de la FFCAM, ne souhaitant pas mettre l’affaire sur la place publique. Jointe au téléphone, la future ex-gardienne n’a pas souhaité s’exprimer.

Le tandem, de caractère et d’expérience, malgré sa jeunesse, a eu le mérite de gérer depuis son arrivée en 2011 le transfert de l’ancien bâtiment, qui ne sera finalement pas démoli (lire ci-dessous), vers le nouveau, dont la technologie a connu bien des ratés au démarrage, la gestion des réservations par internet et la mesure ferme d’opposer porte close aux alpinistes n’ayant pas réservé. Sans compter l’épineux dossier à rebondissements de la sécurité incendie pour l’évacuation des usages vers l’abri recueil sur l’arête, 200m plus bas.

En 2015, l’Autorité de la concurrence a retoqué l’accord préfectoral qui confortait les privilèges des compagnies de guides locales (Saint-Gervais et Chamonix) leur garantissant 24 places disponibles en échange de leur présence pour assurer ces missions de sauvegarde. Et le syndicat national des guides (SNGM) s’est retiré de la gestion des réservations pour les professionnels tant le dossier était devenu explosif entre indépendants, compagnies et agences.

Son implication dans ce domaine a été largement contestée. Désormais, il revient au Club alpin français de gérer les réservations de tous les usagers. Huit compagnies de guides locales assurant la sécurité par leur présence là-haut, contre rémunération, Chamonix et Saint-Gervais disant adieu à leurs quotas ancestraux.

Cette année a été marquée par la sécheresse et 25 jours de fermeture en été

Surtout, cette année a été marquée par la sécheresse et 25 jours de fermeture estivale. Sacré manque à gagner pour un refuge qui a coûté 7,5M€ formaté et dimensionné pour une activité annuelle de 9 500 nuitées. Cette année il n’y en a eu que 6 200 contre un peu plus de 8 000 les deux précédents exercices.

« Ce sont les aléas de la montagne. Mais il est évident que cela pose des problèmes d’exploitation », reconnaît Georges Elzière. Le Goûter étant censé être la vache à lait finançant les travaux des autres refuges moins prisés. Et de lourds emprunts sont à rembourser.

D’autant que selon le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, ces épisodes récurrents de sécheresse renforçant le risque de chute de pierres sur l’accès au mont Blanc sont amenés à devenir plus fréquents, vu l’évolution climatique. « Notre refuge de 120 places est plein moins de 10 jours dans la saison », souligne Georges Elzière. Quid de la surfréquentation tant décriée ? A terme des questions de rentabilité pourraient se poser.

Côté avancées : l’amélioration du bâtiment, prototype dont il est vrai on nous avait vendu un peu rapidement la parfaite insertion environnementale. « 95 % des problèmes sont résolus », assure Raymond Courtial en charge du patrimoine bâti à la FFCAM.

L’assurance dommage ouvrage a joué à plein. L’assainissement – la fameuse mini-centrale des sous-marins- serait enfin maîtrisé, la ventilation de la cuisine aussi et le fondoir à neige fonctionne mieux. « On n’a pas héliporté d’eau cette année ».

Quant au cogénérateur qui assure encore la production d’énergie avec le solaire thermique et le photovoltaïque, il fonctionne toujours au fioul. « On n’a toujours pas l’autorisation du ministère de l’Écologie pour le faire marcher au colza », précise George Elzière. Si tout va bien, la présence à demeure d’un technicien sur place aux côtés des gardiens ne sera bientôt plus nécessaire. Mais en 2016, il serait fort surprenant qu’on n’entende plus parler du refuge du Goûter.

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